La petite mateuse n'a rien d'une matheuse, son smartphone faisant les calculs à sa place elle n'en voit pas l'utilité. Une trentaine d'année de vie fantastique, sublimée et imaginée comme un conte de fée...Elle observe le monde et les gens de ses grands yeux brillants et regarde de sa façon bien à elle, avec gourmandise et poésie.

lundi 17 décembre 2012

La lettre au père Noël




Les murs de son studio étaient recouverts de bois, ce qui lui donnait une chaleur particulière. Lorsqu'on y pénétrait, le voyage commençait et on était transporté dans un petit chalet de montagne, paisible et douillet. Son esprit enfantin parsemait la décoration de petits objets amusants et féeriques. Des couleurs vives et chaudes apportaient une gaieté au lieu et l'on s'y sentait en sécurité. Ce soir là, quelque semaines avant Noël, Luna et sa meilleur amie Jeanne s'était donné rendez vous au chalet. Elles n'habitaient pas très loin l'une de l'autre et quelques minutes de vélo suffisaient à les réunir. Quelque chose de très important les attendaient.
Elles avaient décidé de changer de vie.
Elle ne pouvaient plus vivre comme avant , il fallait qu'elles réalisent leur rêves, qu'elles accomplissent leur destinée.
Noël était une fête privilégiée à leurs yeux! La magie, l'impression que tout est possible et qu'on peut tout réparer. Ce sentiment d'amour, d'espoir et de tendresse qui emplit les coeurs. Les rires, les chants, l'envie de faire plaisir...
Elles pouvaient laisser leur imagination s'exprimer, leurs âmes d'enfants se libérer de ce carcan d'adulte qu'elles devaient porter tout le reste de l'année et qui parfois les pesaient. Les guirlandes lumineuses, les bougies, les gâteaux au pain d'épice et aux amandes, que la mère de Jeanne envoyait directement d' Allemagne, la préparation des cadeaux, tout cela participait à leur bonheur et à leur excitation.
C'était Luna qui avait eu l'idée. Son année avait été très éprouvante sentimentalement.
Elle s'était rendu compte à ses dépends, qu'elle était un peu maso et qu'elle n'était attiré que par des hommes qui lui faisaient du mal. Les pervers narcissique était devenu sa spécialité, tout comme Jeanne d'ailleurs, et leur dernière expérience avait apparemment était celle de trop. (Vous en saurez plus à ce sujet dans un prochain épisode).
S'en était assez, il fallait mettre un terme à cette malédiction. Il avait fallut du temps à Luna pour l'admettre, mais là, ne pouvant plus nier l'évidence, elle avait décidé d'agir et d'agir vite. Elle décida d'en finir avec cette image de fille pathétique, et de prendre son destin en main. Dorénavant, elle déciderait toute seule de ce qui lui arriverait et ne serait plus un pantin aux mains des hommes. Certaines de ses connaissances se moquaient d'elle, lui disant d'un petit air désolé qu'elle n'avait pas de chance. Était ce vraiment une question de chance? La question la taraudait. Elle s'était toujours considérée comme chanceuse, pensant que la vie l'avait gâtée. En tout cas, elle se disait que tout aurait pu être bien pire! C'était son côté optimiste. Elle en était persuadé, tout ceci n'avait rien avoir avec la chance. Il s'agissait plutôt de choix, d'épreuves à traverser, de leçon a tirer et d'un chemin qu'il lui avait fallut parcourir pour en arriver là. Elle avait peut être parfois fait les mauvais choix, mais ils lui avaient permis de comprendre comment faire les bons dans le futur. Au moins, elle avait osé, elle vivait, se lançait à corps perdu dans la vie, faisait des expériences, plus ou moins bonnes il est vrai, mais elle vivait et c'est tout ce comptait . Toutes ces douleurs lui avaient appris à devenir forte, sûre d'elle et confiante en l'avenir. Elle n'avait plus peur à présent et savait où était sa route.
Malgré tout, elle avait besoin d'un petit coup de pouce du ciel, d'un petit clin d'oeil du destin.
C'est ce qu'elle avait décidé de demander ce soir là et n'avait pas mis longtemps à convaincre Jeanne d'en faire autant. Elles s'entraidaient toujours et se suivaient, aussi bien dans les bons coups que dans les mauvais. Physiquement, tout les opposaient, à part peut être leurs yeux qui se ressemblaient étrangement dans la lueur et la beauté qu'ils irradiaient.
Déballant feutres, crayons de couleurs, colle, ciseaux, on aurait dit deux gamines en train d'écrire leur lettre au père Noël. Et on aurait bien dit, car c'est exactement ce qu'elles avaient prévus de faire. Toute pimpantes, un bon dîner dans le ventre et quelques coupes de champagne plus tard, leur désir le plus cher était inscrit noir sur blanc et partirait directement en Laponie " To the Santa Clauss house" .
Mettant toute leur âme dans chaque lettres gravées de leur plus belle plume, elles avaient décrit avec force et conviction, en le visualisant le plus précisément possible, l'homme de leur vie.
"Spirituel, mais pas trop! Ah non, surtout pas un illuminé! Gentil, oui mais pas trop, pas une lavette! Intelligent, bien sûr, mais pas un intello qui sait tout sur tout! Drôle aussi, d'accord, mais pas une encyclopédie carambar. Beau ! Oui mais pas un bellâtre bodybuldé. " Elles étaient remplie de sollicitude envers leur destinataire : " Jusqu'à ce jour, cher père Noël, on peut dire que tu ne nous a pas gâté, mais en même temps, comment pouvais tu savoir ce qu'on voulait, étant donné qu'on ne te l'avais jamais demandé? Tu ne pouvais pas deviner! Tu es donc tout excusé. Nous sommes consciente de la tâche rude qui t'attend, c'est pour cela que nous te laissons tout le temps qu'il faudra, enfin pas dix ans non plus, ça risquerait d'être trop tard!" Le plus important pour Luna, c'était qu'il ai du coeur, l'homme de sa vie bien sur, pas le père Noël, lui, ça tombait sous le sens. Il fallait qu'il ai de l'empathie et qu'il soit capable de se mettre à la place des autres. Ca paraissait simple, comme ça, mais elle n'en avait pas souvent rencontré. Un homme bien, c'était pourtant pas la lune! Elle savait que sa demande serait entendu, peut être pas par le père Noël, elle n'était pas si naïve, mais par une énergie qui existait et qui, elle le sentait, la protégeait. Déposant un baisé rempli d'espoir sur l'enveloppe, ainsi que leur adresse au dos, au cas où il souhaiterait répondre, elle se couchèrent avec le sentiment du devoir accompli et l'impression d'avoir laissé un peu de magie pénétrer leur âme et leur quotidien.




1 commentaire:

  1. Coucou,

    Alors, il faudra que je revienne à tête reposée ; tes paragraphes manque un peu d'espace, mes neurones n'ont plus la place d’apprécier ! ;)

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